Le chef de l'Etat, lors de la première conférence de presse de son mandat, s'est livré à un tour d'horizon des chantiers contenus en 2008 dans sa « politique de civilisation ».
Le concept avait pu paraître improvisé et nébuleux. Nicolas Sarkozy a profité mardi de sa première conférence de presse depuis son entrée à l’Elysée pour s’expliquer et détailler la « politique de civilisation » promise en 2008 lors de ses vœux aux Français, le 31 décembre dernier.
L’exposé de ce concept, emprunté au sociologue Edgar Morin, a été l’occasion pour le chef de l’Etat d’un vaste discours programme. Nicolas Sarkozy a déplié l’éventail de ses projets envisagés cette année, de la politique d’immigration à l’économie, de la présidence française de l’Union européenne à l’Union méditerranéenne.
S’il existait par le passé un domaine réservé au chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy a confirmé qu’il n’en existait aucun, désormais, pour le premier ministre, bien que François Fillon ait été fréquemment cité. Nombre d’annonces faites mardi, cependant, en sont restées au stade de missions de réflexions et de réunion de comités d’experts.
Selon le chef de l’Etat, la politique de civilisation passe par la réforme des institutions, confiée au comité réuni autour de l’ancien premier ministre Edouard Balladur. Il a pour principal objectif la revalorisation du rôle du Parlement. Nicolas Sarkozy a également appelé à compléter le préambule de la Constitution. Il a souhaité y inscrire la garantie de l’égalité entre hommes et femmes et le respect de la diversité. Ou encore de permettre la politique d’intégration et le respect de la bioéthique. L’ancienne ministre de la justice Simone Veil a été chargée d’élaborer un projet de texte.
En matière économique, Nicolas Sarkozy a d’abord souhaité revoir les instruments de mesure de la croissance. Il s'agit selon lui de ne plus les fonder sur le seul critère quantitatif du PNB. Une mission de réflexion a été confiée à un groupe d’experts, comptant dans ses rangs deux anciens Prix Nobel, Armarta Sen et Joseph Stiglitz, distingués en 1998 et 2001. Le premier a été récompensé pour ses travaux sur les inégalités, le second a été pourfendeur des excès de la Banque mondiale et du FMI.
Le chef de l’Etat, pour poursuivre la revalorisation du travail, a également appelé à un meilleur partage des rentes et des profits entre salariés et actionnaires. Il a aussi promis des initiatives pour moraliser le capitalisme et défendre les intérêts économiques nationaux contre les fonds spéculatifs et souverains étrangers.
Nicolas Sarkozy a d’ailleurs indiqué vouloir profiter de la présidence française de l’Union européenne, au 1er juillet prochain, « pour mettre l’Europe au service de la protection », notamment par la préférence communautaire. Le chef de l’Etat a promis « des initiatives contre le dumping » et a souhaité qu’à la fin de son mandat européen, l’Union soit dotée d’« une politique d’immigration, de défense et de l’énergie ».
Nicolas Sarkozy a aussi déclaré vouloir réformer le G8 et le conseil de sécurité de l’ONU afin d’y accueillir l’Allemagne pour ce dernier, la Chine, un grand pays africain et sud-américain. « La France sera l’avocate de ces pays », a-t-il indiqué.
En France, le président a rappelé que 2008 serait l’année de la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement. Selon lui, « la politique de civilisation » doit s’exprimer « dans l’école », où il a souhaité l'application de sa lettre aux éducateurs, envoyée à la rentrée. Pour les universités, Nicolas Sarkozy a assuré sélectionner cette année dix grands projets de rénovation.
Le chef de l’Etat a également promis « de prendre à bras le corps les problèmes de banlieues », qui font l’objet d’un « plan Marshall » bientôt dévoilé par Fadela Amara, la secrétaire d’Etat à la politique de la ville. Pour « que chaque jeune des quartiers en difficulté reçoive une formation », a insisté Nicolas Sarkozy. Il a par ailleurs promis de poursuivre la réflexion sur le projet de « grand Paris », destiné à être un « chantier laboratoire de la qualité urbaine ».
Nicolas Sarkozy a rappelé sa volonté de changer la gouvernance de l’hôpital. Il a surpris en annonçant une réforme sans précédent de l’audiovisuel public et notamment de l’audiovisuel extérieur. En matière d’immigration, le chef de l’Etat a indiqué vouloir « aller jusqu’au bout de la politique fondée sur des quotas, négociés avec les pays de départ ».
Questionné sur les « erreurs » confessées lors de ses vœux aux Français, Nicolas Sarkozy a notamment cité la TVA sociale, selon lui d’abord une erreur sémantique. Il aurait fallu « annoncer clairement qu’il s’agit d’un transfert de charges de la production vers la consommation », a-t-il estimé. Sur la déductibilités des emprunts, le chef de l’Etat s’est reproché de « s’être laissé impressionné par ceux qui voulaient jouer petits bras ».
par LExpansion.com
L’exposé de ce concept, emprunté au sociologue Edgar Morin, a été l’occasion pour le chef de l’Etat d’un vaste discours programme. Nicolas Sarkozy a déplié l’éventail de ses projets envisagés cette année, de la politique d’immigration à l’économie, de la présidence française de l’Union européenne à l’Union méditerranéenne.
S’il existait par le passé un domaine réservé au chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy a confirmé qu’il n’en existait aucun, désormais, pour le premier ministre, bien que François Fillon ait été fréquemment cité. Nombre d’annonces faites mardi, cependant, en sont restées au stade de missions de réflexions et de réunion de comités d’experts.
Selon le chef de l’Etat, la politique de civilisation passe par la réforme des institutions, confiée au comité réuni autour de l’ancien premier ministre Edouard Balladur. Il a pour principal objectif la revalorisation du rôle du Parlement. Nicolas Sarkozy a également appelé à compléter le préambule de la Constitution. Il a souhaité y inscrire la garantie de l’égalité entre hommes et femmes et le respect de la diversité. Ou encore de permettre la politique d’intégration et le respect de la bioéthique. L’ancienne ministre de la justice Simone Veil a été chargée d’élaborer un projet de texte.
En matière économique, Nicolas Sarkozy a d’abord souhaité revoir les instruments de mesure de la croissance. Il s'agit selon lui de ne plus les fonder sur le seul critère quantitatif du PNB. Une mission de réflexion a été confiée à un groupe d’experts, comptant dans ses rangs deux anciens Prix Nobel, Armarta Sen et Joseph Stiglitz, distingués en 1998 et 2001. Le premier a été récompensé pour ses travaux sur les inégalités, le second a été pourfendeur des excès de la Banque mondiale et du FMI.
Le chef de l’Etat, pour poursuivre la revalorisation du travail, a également appelé à un meilleur partage des rentes et des profits entre salariés et actionnaires. Il a aussi promis des initiatives pour moraliser le capitalisme et défendre les intérêts économiques nationaux contre les fonds spéculatifs et souverains étrangers.
Nicolas Sarkozy a d’ailleurs indiqué vouloir profiter de la présidence française de l’Union européenne, au 1er juillet prochain, « pour mettre l’Europe au service de la protection », notamment par la préférence communautaire. Le chef de l’Etat a promis « des initiatives contre le dumping » et a souhaité qu’à la fin de son mandat européen, l’Union soit dotée d’« une politique d’immigration, de défense et de l’énergie ».
Nicolas Sarkozy a aussi déclaré vouloir réformer le G8 et le conseil de sécurité de l’ONU afin d’y accueillir l’Allemagne pour ce dernier, la Chine, un grand pays africain et sud-américain. « La France sera l’avocate de ces pays », a-t-il indiqué.
En France, le président a rappelé que 2008 serait l’année de la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement. Selon lui, « la politique de civilisation » doit s’exprimer « dans l’école », où il a souhaité l'application de sa lettre aux éducateurs, envoyée à la rentrée. Pour les universités, Nicolas Sarkozy a assuré sélectionner cette année dix grands projets de rénovation.
Le chef de l’Etat a également promis « de prendre à bras le corps les problèmes de banlieues », qui font l’objet d’un « plan Marshall » bientôt dévoilé par Fadela Amara, la secrétaire d’Etat à la politique de la ville. Pour « que chaque jeune des quartiers en difficulté reçoive une formation », a insisté Nicolas Sarkozy. Il a par ailleurs promis de poursuivre la réflexion sur le projet de « grand Paris », destiné à être un « chantier laboratoire de la qualité urbaine ».
Nicolas Sarkozy a rappelé sa volonté de changer la gouvernance de l’hôpital. Il a surpris en annonçant une réforme sans précédent de l’audiovisuel public et notamment de l’audiovisuel extérieur. En matière d’immigration, le chef de l’Etat a indiqué vouloir « aller jusqu’au bout de la politique fondée sur des quotas, négociés avec les pays de départ ».
Questionné sur les « erreurs » confessées lors de ses vœux aux Français, Nicolas Sarkozy a notamment cité la TVA sociale, selon lui d’abord une erreur sémantique. Il aurait fallu « annoncer clairement qu’il s’agit d’un transfert de charges de la production vers la consommation », a-t-il estimé. Sur la déductibilités des emprunts, le chef de l’Etat s’est reproché de « s’être laissé impressionné par ceux qui voulaient jouer petits bras ».
par LExpansion.com
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